mardi 14 août 2007

L'écho du Raval, tome 2 - Septembre 2007

Oubliez le Gotico ou Gracia, c'est le Raval le vrai quartier star de Barcelone! Après avoir épaté le milieu médiatique en obtenant une chronique mensuelle dans "Pilote Urbain", le voila star de cinéma. C'est lui le rôle-titre du nouveau film de Antoni Verdaguer, "Raval, Raval...", un film sur la vie du quartier qui se focalise sur les petites histoires de ses habitants. A voir. Et puisque la télé est allumée, profitez-en pour (re)voir l'excellent documentaire "En Construccion", relatant la période-clé du Raval, sa modernisation urbanistique à la fin des années 90. Cet excellent film s'attarde sur les conséquences sociales d'une politique de "réhabilitation" du quartier qui n'a d'autre but que de chasser les classes populaires du centre, au profit de classes urbaines plus "bobos", tout en tentant de corriger la mauvaise réputation du quartier.

Car le Raval a une mauvaise réputation qui lui colle à la peau. "Barrio Chino", il a longtemps été une cour des miracles, labyrinthe de ruelles, pénombre propice aux commerces parallèles. Quartier de filous. On peut accuser la précédente chronique d'alimenter le cliché, de participer à la mauvaise réputation que le reste de Barcelone adore entretenir. Pourtant, il faut bien dire la vérité: des vols, dans le Raval, il y en a, il y en a plein, et de plus en plus. C'est une vraie recrudescence. Pour preuve, la liste suivante: une baguette de pain a 1,20 euros. Des loyers en coloc à 500 euros par mois, des commerçants qui écrivent leur liste de prix sous lsd. Des vols quotidiens, au su et au vu de tous, dans une parfaite impunité.

En attendant, après la San Juan et le mois de juillet, on oublie de poser les vraies question: faut-il rétablir les châtiments corporels à l'encontre des utilisateurs abusifs de pétards? Le chat de la Rambla del Raval (l'autre Rambla, la vraie!) en a les moustaches encore toutes hérissées. Devant ses yeux, les grues continuent de s'activer, et élèvent en plein centre de la rambla le futur Grand Hotel de luxe. A mesure que les étages s'empilent, le quartier continue sa mue: la plupart des bars intéressants ont déjà fermé. La Paloma se débat dans sa fermeture administrative. Les mossos d'esquadra courent après les vendeurs ambulant. Par moments, Barcelone n'en finit plus d'essayer de ressembler à n'importe quelle autre ville occidentale, et les capitales deviennent aussi identiques que des aéroports, où seul le contenu des boutiques de souvenir varie d'un pays à l'autre. Heureusement, chassez le naturiste, il revient au bungalow: rien de tel qu'une petite virée tout nu sur la Rambla pour se dire que définitivement, il se respire un autre air par ici. Vous connaissez beaucoup de villes où le droit de se balader les parties à l'air est garanti par arrêté municipal? Alors tous ensemble, marchons, pour que Barcelone reste Barcelone, tous à poil!!!



Olvidad el Gotico o Gracia, el Raval es el verdadero barrio-estrella de Barcelona! Despues de haber asombrado el medio mediatico obteniendo una cronica mensual en "Pilote Urbain", ahora es estrella del Cine. Es el el papel-titulo de la nueva peli de Antoni Verdaguer, "Raval, Raval...", una peli sobre la vida del barrio que se enfoca sobre las historitas de sus habitantes. A ver. Y ahora que la tele esta encendida, que aprovechen para (volver a) ver el excellente documental "En Construccion", relato un periodo-llave para el barrio, su modernisacion urbanistica al final de los 90. Esa excellente peli deja ver las consecuencias sociales de una politica de "rehabilitacion" del barrio, que no tiene ninguna meta sino la de echar a la periferia las clases populares del centro, reemplazandolas por unas clases mas ricas, mientras se intenta corregir la mala reputacion del barrio.

Porque el Raval tiene una mala reputacion que se lo pego. "Barrio Xino", ha estado mucho tiempo una selva, labyrinte de callejones, sombra favorable a los comercios paralelos. Barrio de ladrones. Uno puede acusar la precedente cronica de alimentar el cliché, de participar a la mala reputacion que el resto de Barcelona adora mantener. Mientras tanto, aqui hay que decir la verdad: robos, en el Raval, hay. hay muchos, y siempre mas. Es una verdadera epidemia. La prueba, la siguiente lista: una barra de pan a 1,20 euros. Habitaciones en pisos compartidos para 500 euros al mes. Comercantes que escriben su lista de precios bajo LSD. Robos cometidos de manera cotidiana, al ver de todos, en una impunidad total.

Mientras eso, despues la San Juan y un mes de julio cargado de festividades, se olvida hacer las verdaderas preguntas: debemos o no restablecer los castigos corporales para los usadores abusivos de petardos? El Gato del Raval tiene los bigotes todavia tremblando. Enfrente de sus ojos, las gruas siguen activandose, y elevan en el pleno centro de la rambla el futuro gran hotel de lujo del barrio. Mientras las plantas se apilan, el barrio sigue su mutacion: la mayoria de los bares interesantes ya han cerrado. La Paloma lucha contra su cierre administrativo. Los mossos corren atras de los pakis. A momentos, Barcelona no deja de intentar parecer a cualquiera otra ciudad occidental, y las capitales se ponen igual identicas que los aeropuertos, cuando solo el contenido de las tiendas de souvenir cambian de un pais al otro. Fortudanamente, luchar contra su esencia es siempre en vano: nada mejor que una vuelta de pelotas sobre las ramblas de canaletes para decirse que definitivamente, se respira un aire propio por aqui. Conocen muchas ciudades donde el derecho de caminar de pelotas es garantizado por acto municipal? Juntos, andamos, para que Barcelona se quede Barcelona, todos de pelotas!

1 commentaire:

QuiQue a dit…

,,,, cLICk Here...